Donneur de leçon: et si à l’article de la mort, Monsieur Bernard Tapie se taisait enfin.

Je n’ai vraiment pas envie de tirer sur une ambulance et encore moins de taper sur une victime de violences par des salauds venus d’ailleurs.

Mais Bernard Tapie se fout du monde. Il se moque des Français en général et de la France en particulier lorsqu’il insulte ceux qui refusent de se faire vacciner pour des raisons qui les regardent.

Bernard Tapie traite d’égoïstes ces Français qui ne croient pas à l’efficacité de la vaccination. On ne peut être qu’effaré de cette insulte venant d’un homme qui, toute sa vie, a démontré son égoïsme en achetant des entreprises pour les dépouiller, a licencié les ouvriers, les salariés de ces entreprises liquidées par lui.

Le prédateur est-il un égoïste ?

Si une société civilisée comme la nôtre hier est devenue une jungle, c’est en partie parce que depuis Mitterrand, on a accepté que des prédateurs soient entrés dans le poulailler France.

Le renard Bernard Tapie, sans l’aide du loup François Mitterrand, n’aurait jamais pu dévaliser la fermière, incendier l’étable, vendre son fromage capitaliste tout en faisant son beurre, et taper dans un ballon en gagnant des millions.

Si j’étais ironique, je dirais que si Bernard Tapie n’avait pas été, lui aussi, un égoïste, il aurait pu en son temps apporter son aide à l’abbé Pierre, ou bien donner un de coup de main à Coluche, ou offrir son soutien aux plus démunis. Ce ne fut pas le cas. Il fut tout occupé à gagner du fric sans trop s’occuper des dégâts qu’il faisait aux alentours.

Je n’ai pas de leçons à recevoir de ce monsieur.

J’ajouterai qu’à cette époque, la misère du petit peuple, il la voyait depuis son hôtel particulier à Paris comme Marie-Antoinette dégustant sa brioche aux Tuileries.

J’ai eu, pendant un temps très court, de la sympathie pour Bernard Tapie. Sa gouaille de Gavroche, sa grande gueule, ses prises de risques personnels tout au départ de sa carrière d’entrepreneur, lorsqu’il n’était qu’un simple agent immobilier, l’engagement de ses biens personnels pour développer son entreprise, tout cela m’avait fasciné. Mais, quand il m’est devenu évident que c’était au service de la destruction d’entreprises en difficulté, et qu’il n’en avait rien à faire des salariés restés sur le carreau, j’ai bien compris que ce ne pouvait pas être un héros social. Pourtant, il s’inscrivit chez les radicaux de gauche. Bel exemple de cette gauche pourrie des années 80/90.

Je ne rentrerai pas dans son parcours en tant que chef d’entreprise, mais je ferai une remarque sur lui en tant que ministre de la Ville où il a pu constater de visu, en allant dans les cités, que ce terreau allait devenir les sables  islamo-gauchistes mouvants de la France. Il ne pouvait pas ignorer que ce qui se tramait dans ces cités finirait par déborder et que les petits salauds d’hier allaient devenir ces grands fumiers d’aujourd’hui, et que c’est bien quelques-uns de ces fumiers qui lui ont tapé dessus, et ont terrorisé sa femme.

Jamais je ne dirai “bien fait pour lui“, ce serait indigne de l’idée que je me fais de l’honneur. J’imagine sa peur tripale, la terreur de son épouse, la violence des faits et des actes. “Ta gueule” lui répondirent ces agresseurs quand il a tenté de rappeler ce qu’il avait fait pour eux ! Autrement dit, il savait qu’ils ne venaient pas de la France, la vraie.

Je croyais qu’il avait sans doute compris à quel point il s’était trompé.

Je pensais qu’il avait compris que le peuple de France vivait cette violence au quotidien dans ces quartiers. J’ai bêtement imaginé qu’il avait grandi et qu’il ne pourrait plus porter d’accusations imbéciles contre ce peuple de France, contre les patriotes sensibles à cette violence venue d’ailleurs. Ces venus d’ailleurs qui furent “invités” en France par des gouvernements insensés, par ses amis politiques d’autrefois. Je me suis, là encore, planté.

Lors d’une émission, la voix cassée, fatiguée, et visiblement très malade, il a encore maudit les Français qui refusaient de se faire vacciner en les traitant d’égoïstes, alors même que le gouvernement de Macron leur a refusé d’être soignés préventivement.

Je pense à ces 26 milliards de bénéfices qu’auraient fait dit-on, les Big-Pharma avec leurs vaccins. (Source).

Je me dis finalement que Bernard Tapie est plus sensible à la finance qu’à la misère, et que même la maladie ne l’empêche pas d’être lui-même : un putain d’égoïste, tout aussi incurable que son cancer.

Gérard Brazon

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