Le baiser de la mort que fait Pécresse à Eric Ciotti. Par Gérard Brazon

Je te haime, moi non plus.

Je rageais contre Thierry Mariani quand il était au LR, et je fus ravi lorsqu’il l’a quitté. Ce LR est un immense cloaque ou règnent l’hypocrisie, et la bêtise, une mare de caïmans.

Je me souviens encore de ces militants de Neuilly-Sur-Seine, en 2006, avec qui je m’accrochais trop souvent parce ce qu’ils se moquaient de thèmes comme l’insécurité et l’immigration. En parler, c’était déjà lepéniste, voire facho. Ces petits vieux blindés, ces militants sarkozystes aisés, parents plus ou moins de trotskistes ou de rejetons antifas au QI d’huîtres, auront finalement voté pour un centriste  à la mairie.

La famille centriste n’est qu’un vide absolu. Aucune conviction autre que le positionnement dans la hiérarchie sociale. Les centristes sont dans les sables mouvants de la pensée politique. La France, le patriotisme, l’islamisation, le Grand Remplacement, l’éducation nationale sont des sujets qui ne les intéressent pas. Des sortes d’aberrations pour eux.

Mariani parti au RN, Estrosi devenu macroniste, il reste Éric Ciotti.

Celui-ci eut son heure de gloire. Ses thèses patriotes, sa claire vision de l’islamisation de la France, sa volonté de soutenir Éric Zemmour au deuxième tour face à Macron, nous ont laissé croire un moment que ses convictions l’emporteraient sur son allégeance à une centriste de la pire espèce, Valérie Pécresse.

Nous savons ce que vaut la parole de cette femme politique. Ses engagements de droite et centristes à géométrie variable, ses soutiens variés, y compris et surtout, à l’islam d’ailleurs.

Nous savons qu’elle est dans la posture jusqu’à la caricature.

Sa vie maritale est un exemple ! Elle est l’épouse d’un homme qui n’a aucune fibre nationale, et surtout pas en matière industrielle. Jérôme Pécresse est un polytechnicien. Il commence à travailler au Crédit Suisse First Boston (CSFB) en 1992. De collaborateur, il en devient le vice-président, puis le directeur chargé des fusions-acquisitions.

On ne peut pas oublier que son mari était la manœuvre dans cette « restructuration des effectifs » qui fit près de 800 licenciements chez Alstom et General Electric. Les salariés de Levallois et Massy en Île-de-France n’ont pas apprécié.

La société Alstom produit des pièces stratégiques. Des turbines pour les centrales nucléaires civiles et aussi, pour la France, les moteurs des SNE (sous-marins nucléaire) et ceux du porte-avions Charles de Gaulle. On peut se demander ce qui a pris Jérôme Pécresse et sa présidente d’épouse, ex-ministre de Sarkozy, sous la houlette du ministre de l’Économie Macron, de vendre aux USA cette entreprise essentielle, sinon vitale.

Il est vrai qu’Emmanuel Macron voulait se débarrasser de notre dissuasion nucléaire sous prétexte que l’Allemagne n’en avait pas. Il paraît que cela coûtait trop cher et que l’OTAN, le machin des USA, était là pour nous protéger. Valérie Pécresse a un gaullisme élastique.

Un peu d’histoire : en 2014, l’entreprise Alstom fonctionne à merveille, c’est un fleuron français avec plus de 50 milliards de contrats en cours, mais les USA veulent sa peau.

« On pousse alors le DG Patrick Kron à vendre Alstom au géant américain General Electric, pour plus de 12 milliards d’euros, afin qu’Alstom ne dépose pas le bilan. Pour “forcer” Patrick Kron à vendre, la justice américaine ira jusqu’à emprisonner son plus proche collaborateur, Frédéric Pierucci. Il fera 25 mois de prison dans des conditions très difficiles. » Cela s’appelle le droit extraterritorial qui permet à la justice des USA de condamner toute entreprise utilisant le dollars. (Source)

Le directeur général Patrick Kron passe la main et repartira avec 4 millions d’euros pour sa peine, et une retraite chapeau de 10 millions d’euros. Là aussi, les salariés de Levallois et de Massy jugeront le bien-fondé d’avoir à la tête de l’État une telle présidente.

On sait que Valérie Pécresse appellera à voter Emmanuel Macron au second tour si elle échoue au premier. Cela nous rappellera François Fillon qui n’a pas attendu 10 min pour le faire en 2017. Valérie Pécresse est un Macron en jupon. Que vient faire dans cette galère un Éric Ciotti ?

 

Valérie Pécresse a été adoubée par le pignouf centriste Lagarde. Valérie Pécresse fait clairement un pied de nez à Éric Ciotti.

Jusqu’à quand monsieur Éric Ciotti va-t-il avaler la potion vinaigre que lui fait avaler Valérie Pécresse ? Faut-il que les plus de 5 000 adhérents de sa fédération LR lui fasse savoir qu’il est le dindon d’une farce qu’ils ne veulent pas cautionner ? Il vaudrait mieux qu’ils rejoignent Reconquête, le parti d’Éric Zemmour

Gérard Brazon

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