Sptunik V, un vaccin efficace que refuse l’Union Européenne en bonne vassal des USA. n’en veut pas.

Dans la grande bataille du soft power entre les trois grands, un nouveau venu a fait son apparition : le vaccin. Nous ne nous engagerons pas dans un débat sur le mérite (ou le démérite) de tel ou tel, mais sur les conséquences géopolitiques de ces petits sérums.

Extrait d’un article lu sur: Chronique du Grande Jeu

La presstituée a d’ailleurs vite compris le danger. Dans un article halluciné, l’inénarrable Washington Post nous met en garde contre le Spoutnik V et la perfide propagande kremlinesque qui l’accompagne. Il est vrai que le gaillard attire :

Une cinquantaine de pays ont déjà pré-commandé le vaccin russe ; l’un des plus grands hôpitaux israéliens a balayé d’un revers de main les critiques occidentales et vient de commander 1,5 million de doses ; quant à l’Argentine, n’arrivant pas à sortir des affres de la pandémie, elle a décidé de ne pas faire les choses à moitié : 25 millions de doses spoutnikiennes devraient arriver dans les trois prochains mois pour vacciner toute la population. La Hongrie a logiquement suivi la même voie et regardé du côté de Moscou, ce qui a comme de bien entendu provoqué les cris d’orfraie de nos plumitifs.

Il attire d’autant plus que l’euronouillerie n’en finit pas de se noyer dans ses casseroles coronavirales, le fiasco AstraZeneca n’étant pas fait pour arranger les choses. Il y a belle lurette que les éternels dindons européens n’affichent plus l’air goguenard qu’ils avaient face au Spoutnik :

« Sept mois plus tard, les moqueries sont finies. Relativement peu coûteux, plus facile à conserver et à transporter que d’autres, le vaccin russe affiche des performances insolentes: une efficacité à plus de 91,6% contre les formes symptomatiques du Covid-19, et à peine moins pour les variants, selon les conclusions de la prestigieuse revue The Lancet. Ce qui le place dans le peloton de tête mondial. »

Bien sûr, notre chère MSN ne pouvait accepter benoîtement la chose sans y mettre tout de même son quota de fiel, et la BBC nous informe sans rire que le vaccin russe est passé directement de l’état de fumisterie à celui d’« instrument d’influence de Poutine sur le monde ». Evidemment, il fallait y penser…

Il n’empêche, derrière ces enfantillages journalistiques, le succès du Spoutnik est réel. La dernière « victime » en date prête d’ailleurs à sourire : la Libye du gouvernement pro-turc, celui-là même qui, il y a quelques mois encore, combattait les mercenaires russes du général Haftar !

Quant aux euronouilles, ils restent désespérément fidèles au rôle qui a fait leur célébrité : hésitation et impuissance. Perdus dans les méandres de leur vassalité et de leurs névroses, ils se déchirent au grand jour. La Communauté de Madrid veut commander des doses russes mais le gouvernement espagnol veut l’en empêcher, au nom de la « solidarité européenne ». Idem pour la ville de Nice en France ou plusieurs régions italiennes.

Les Grecs se divisent, la Slovaquie a traversé une crise ministérielle, l’Autriche veut jouer solo, suivant l’exemple déjà ancien d’Orban en Hongrie, et même l’Allemagne s’y met doucement. Pendant ce temps, le capitaine de pédalo élyséen et son équipe de bras cassés restent droits dans leurs boots de G.I. et disent niet, trop occupés sans doute à organiser leurs dîners clandestins…

Si certains font dans l’humour – « La diplomatie des vaccins de la Russie cherche clairement à saper la confiance mutuelle et la cohésion en Europe » – en inversant la cause et la conséquence, il est clair que le Spoutnik devient, après le S-400 et le Nord Stream, une nouvelle pomme de discorde russe jetée sur la table du banquet impérial.

Une relance du conflit dans l’Est ukrainien serait peut-être l’occasion pour l’amphitryon de recadrer les convives et de les forcer à se rasseoir. A suivre…

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*